lundi 29 octobre 2012

The Shining

Copyrighy Warner Bros

Je continue mon décompte de mes films d'horreur préférés et en troisième position, on retrouve The Shining réalisé par Stanley Kubrick et adapté du roman de Stephen King du même nom. Jack Nicholson y joue Jack Torrance, un homme qui accepte de devenir gardien d'un hôtel fermé pour l'hiver dans les montagnes du Colorado. Il espère ainsi trouver la quiétude pour écrire son roman. Sa femme Wendy et son fils Danny sont aussi du voyage. Danny rencontre le cuisinier Halloran et découvre que tout comme lui, l'homme a le don de télépathie. La famille est mise au courant qu'un homme a assassiné sa femme et ses enfants dans l'hôtel quelques années plus tôt, ce qui ne les empêche pas de rester pour la saison froide. Mais plus les jours passent et plus le comportement de Jack change, celui-ci sombrant lentement dans une folie meurtrière.

Stanley Kubrick réalise ici un chef d'oeuvre cinématographique. On ressent pleinement l'oppression qui augmente alors que les éléments font rage à l'extérieur et que la famille est de plus en plus isolée du reste du monde. Jack Nicholson est au top de sa forme alors que son personnage perd pied avec la réalité. Shelley Duvall, surtout connue pour le film Popeye dans lequel elle jouait Olive, est absolument fabuleuse dans le rôle de Wendy qui doit protéger son fils dans cet endroit gigantesque alors que son mari se transforme en agresseur. Plusieurs scènes d'anthologie sont tirées de ce film (redrum et les jumelles, Here's Johnny) et les références à ce long métrage sont légions dans la culture populaire (voir la fiche wikipédia du film pour en connaître quelques unes). À voir absolument.





dimanche 28 octobre 2012

Amityville: La maison du diable

Copyright Metro Goldwin Mayer

Comme l'halloween arrive à grands pas, j'ai décidé de vous parler de mes cinq films d'horreur préférés. J'ai déjà écrit un texte, Classique de l'horreur, sur ce qui est pour moi un des meilleurs films de ce genre, The Omen. Au numéro deux de mon classement se trouve The Amityville horror (Amityville: La maison du diable) sorti en 1979 (pas le remake de 2005 avec Ryan Reynolds, mon dieu, non!!!) et réalisé par Stuart Rosenberg d'après le roman de Jay Anson. Ce long métrage m'a fait faire des cauchemars récurrents, la scène de la cave m'ayant littéralement traumatisé durant mon enfance. Évidemment, je le regarde aujourd'hui avec des yeux d'adulte et je le trouve un peu moins effrayant, mais à peine. Je vous l'ai déjà souligné, je préfère les suspenses psychologiques au gros gore dégoulinant. Et on est servi avec Amityville...

Georges et Kathy Lutz achètent une maison à rabais sans savoir que quelques années plus tôt s'y est déroulé des incidents tragiques. Le comportement du père de famille changera graduellement, celui-ci devenant une menace pour son entourage tandis que des évènements horrifiants se produisent dans la demeure. Selon le livre de Jay Anson, l'histoire serait basée sur des faits réels qui auraient prit  place en 1975... À faire dresser les cheveux sur la tête!

Dans le rôle de George, on retrouve un tout jeune James Brolin (mari de Barbra Streisand et père de l'acteur Josh Brolin). Son frère joue d'ailleurs son double démoniaque dans la fameuse scène du sous sol. Margot Kidder, dans le rôle de Kathy, réussit même à faire oublier la Lois Lane de Superman. Un excellent film qu'il fait bon revisiter. Demain, la position suivante dans ma liste de l'horreur.

Collaborations

Je vous ai déjà dit que j'étais nouvellement critique films et musique pour 2 sites web. Voici donc les liens pour lire mes articles. Cherchez sous le nom Julie Montpetit et vous me trouverez sur cinemaniax.net et dans la section musique ou cinéma sur lpsn.ca .

mardi 23 octobre 2012

Lisa Leblanc et Hits of the fifties

Je sais, je m'y prends tard, l'album de Lisa Leblanc est sorti depuis très longtemps. Mais je n'avais pas réussi à l'avoir entre les mains avant. J'ai vraiment eu un gros coup de coeur pour cette fille du Nouveau-Brunswick. En fait, je n'ai pas embarqué au début avec Ma vie c'est d'la marde, son premier single, même si c'est clairement un vers d'oreilles et un défouloir incroyable. C'est avec la magnifique Kraft Dinner que j'ai craqué, poésie à fleur de peau qui vient me chercher les tripes chaque fois que je l'écoute. Cerveau ramolli et J'pas un cowboy roulent en boucle dans mon ipod...J'aime son folk rock à la sauce féminine, je me reconnais dans la majorité de ses textes, dans son langage (elle c'est le chiac mais moi je pratique le joual avec passion dans mon quotidien)...Un excellent album que je mettrais sans hésiter dans mon 10 de cette année.



Hits of the fifties

Je me suis fait un petit plaisir aujourd'hui en faisant mon épicerie. J'ai remarqué une compilations des meilleures chansons des années 50 à un prix dérisoire. À prime à bord, je doutais de la qualité des enregistrements mais devant les grands noms de la musique cités sur la pochette et le volumineux nombre de titres (54 chansons sur 3 cd), je me suis laissé tenter. Et je ne regrette absolument pas mon achat. Des enregistrements originaux de Chuck Berry, Little Richards, Pat Boone, Marylin Monroe, Carl Perkins, Elvis Presley, Jerry Lee Lewis et bien d'autres, des classiques du rock n'roll qui donnent envie de se déhancher jusqu'à épuisement. Et tout ça pour 5 malheureux dollars. Une aubaine qui a fait ma journée. À utiliser durant vos soirées du temps des fêtes pour faire lever le party et briser le cycle maudit des chansons de Noël.

 
 
 
 
 

lundi 22 octobre 2012

Bernard Adamus N° 2


L'impression de se retrouver dans un saloon ou dans le désert, ou sur la route...L'album N° 2 de Bernard Adamus est clairement blues mais dans des styles différents, comme si chaque chanson avait une vie propre, indépendante de la précédente ou de la suivante, country, jazz, rock n'roll old style. Et toujours le blues qui lie chaque élément. La poésie en joual du chanteur portée par sa voix cassée et rugue et pourtant puissante. Les tounes tristes qui sentent la peine d'amour et le morne hiver (Fulton Road, Le scotch goûte le vent). Pas de hit radio comme le fut Brun (la couleur de l'amour) sur son premier album. Je pense à Plume durant l'écoute de Entre ici pis chez vous. C'est loin d'être joyeux et ça fait parfois mal. Mais la beauté se retrouve parfois dans la noirceur. Et c'est le cas ici avec Bernard Adamus, alors qu'on voyage avec lui vers un saloon, un désert, sur une route... À éviter les jours de déprime.

dimanche 21 octobre 2012

Magic Mike de Steven Soderbergh: panne de courant

Copyright Warner Bros. Pictures

Vu les longs métrages précédents de Steven Soderbergh, je m'attendais à ce que Magic Mike soit une étude sociale sur le sujet des strip-teaseurs masculins ou dans le pire des cas, une comédie acide mais intelligente. Même un film de filles bien réussi m'aurait satisfaite mais il semble que le réalisateur américain ait décidé de jouer de paresse sur ce coup-ci. Pourtant, tous les ingrédients pour faire un bon divertissement étaient réunis: des acteurs populaires à la plastique parfaite (Matthew McConaughey et Channing Tatum) ainsi que des seconds rôles tenus par des comédiens très présents à la télé  (Joe Manganiello, le loup-garou de True Blood, Matthew Borner que l'on peut voir dans FBI: Flic et escroc sur Séries+, Adam Rodriguez de CSI Miami sur CBS), sans compter la présence de Soderbergh à la tête du projet. On a plutôt droit à un scénario convenu et déjà vu qui ne lève jamais ( jeu de mots...).

Mike (Tatum), travailleur de la construction le jour, strip-teaseur la nuit et entrepreneur dans l'âme, prend sous son aile Adam, un fougueux jeune homme qui ne désire pas entrer dans le moule. Suite à une faiblesse d'un des danseurs, Dallas (McConaughey) engage Adam qui deviendra Le Kid sur scène. Mais la soeur du Kid ne voit pas d'un bon oeil la nouvelle carrière de son petit frère et le mode de vie qui va avec.

Que Channing Tatum soit le personnage principal de ce film est totalement incompréhensible. Bien sûr, il a le physique de l'emploi mais le charisme au niveau zéro. À côté de lui, Matthew McConaughey, dans la seule scène de strip-tease réussie du film, causerait une surcharge électrique à la ville de Montréal. Par contre, celui-ci cabotine dans son personnage de propriétaire de club. Il faut dire que le rôle n'a pas beaucoup de substance. Quand aux seconds rôles, ils sont clichés et mal utilisés. Les numéros de danse sont ordinaires, comme si les gars allaient à l'usine... Et on a ici des bombes masculines d'Hollywood pour l'amour!!! Même Joe Manganiello, l'hyper sexy et populaire être surnaturel de True Blood semble fade, ce qui en dit beaucoup sur le naufrage de l'exercice.

Quand à l'histoire d'amour entre Mike et la soeur d'Adam, on s'en fiche complètement. La bonne fille (Cody Horn) qui s'amourache du bad boy de service, on a déjà vu ça et 1000 fois mieux fait. Et Horn n'a pas la tâche facile, son personnage est aussi beige qu'un mur de cabinet de médecin. Un gâchis sur toute la ligne. Le film sort en DVD cette semaine mais ne payer pas plein prix pour le voir, ce serait trop cher.



lundi 15 octobre 2012

Intrusion de Natsuo Kirino, Le podcast sans nom et Reconstructed de DJ Shadow

Intrusion de Natsuo Kirino, Éditions du Seuil 2011

Je crois qu'Intrusion de Natsuo Kirino est son roman le plus difficile d'approche. Le fait est que tous ses livres le sont, à des degrés différents. L'auteur japonaise, qui a reçu de nombreux prix pour ses romans, nous emmènes dans les recoins les plus noirs de l'âme humaine en nous tenant la main, pas à pas, et le voyage n'est pas souvent de tout repos. Dans le style, Out et Monstrueux en sont le parfait exemple mais en valent vraiment le coup. Si on réussit à dépasser la mise en contexte touffue de ses romans, on découvre un univers très particulier mais sans jamais se sentir voyeur, ce qui fait la grande force de Kirino.

Dans Intrusion, une jeune auteur, Tamaki, part à la recherche de la maîtresse de l'écrivain Midorikawa, obsédée qu'elle est par cette femme magnifique qui est décrite dans l'autobiographie de son amant. Tamaki en fera le sujet de son prochain livre, sa quête la menant à la limite du réel et du fantasme. Moi qui suis rompue à son style littéraire, j'ai eu toute la difficulté du monde à continuer ma lecture. Entre un retour en arrière et un long  monologue, la mise en situation du livre est difficile à suivre, sans compter qu'il faut s'habituer aux nombreux noms japonais des personnages...Si vous voulez connaître l'univers de Natsuo Kirino, commencez plutôt par Disparitions ou Le vrai monde pour ensuite vous plonger dans Out et Monstrueux, beaucoup plus noirs.

Reconstructed de DJ Shadow:


DJ Shadow nous offre un best of de 25 de ses chansons de style abstract hip hop. Pionnier dans le genre, certains de ses titres sont composés uniquement de samples ( il possède une collection de plus de 60 000 disques) . Personnellement j'aime beaucoup. L'album commence fort avec son succès Midnight in a perfect world. Très ambiant et loundge. Pour les amateurs de cette musique.

Nouvelle collabaration:

Je collabore maintenant au site http://www.lpsn.ca/ ( Le podcast sans nom ) comme critique musique et cinéma. Donc beaucoup de travail ( et de plaisir ) pour moi. En plus d'avoir du nouveau contenu à vous partager. Que des bonnes nouvelles:)


                               
                                                             
                                                                                                                                                                                                                                                                                               
 
 
 
 
 

samedi 13 octobre 2012

Yann Perreau À genoux dans le désir


Ça commence comme un direct au coeur avec la sublime Vertigo de toi et ça se termine avec Au bord du petit lac avec femme fontaine sur la voix de Claude Péloquin. Entre les deux, la musique et la poésie se mélangent pour donner un album magnifique, probablement le plus beau de Yann Perreau. Le chanteur a ici retravaillé des textes inédits de Péloquin, grand poète québécois et auteur (il a écrit les paroles de Lindberg, le classique de Robert Charlebois et Louise Forestier) et les a mis en chansons. Accompagné sur chaque titre par des chanteuses d'ici et pas les moindres (Ariane Moffat, Marie-Pierre Arthur, Lisa Leblanc, Elisapie Isaac entre autres), Perreau nous offre un album touffu et riche au son rock, même un peu industriel et jazz avec une ambiance très années 70. Et l'impression d'être ailleurs, témoin de quelque chose qui nous dépasse...Et que dire de la poignante Qu'avez-vous fait de mon pays, minimaliste et pure qui m'a fait penser par moment à de la musique de films tziganes. Je pense que vous avez comprit que j'ai adoré cet album. En fait c'est pour partager ce genre de moment de bonheur que j'écris ce blogue. À écouter sans modération, en portant une attention particulière aux mots de Péloquin.